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Beau

Dimanche 19 novembre 2006
Le Fontainier

Il s'est arrêté là un jour
ce matin-là était différent
car ce matin-là
comme née de ses mains
il avait trouvé une source
comme si elle avait toujours attendu là sa soif
un rêve particulier
aussi haut que la montagne qui partage les eaux

il disait
« la terre n'est jamais impénétrable
une goutte d'eau c'est une goutte de vie
et ce qui voyage en elle, nous revient toujours
la terre n'a pas de rancune
elle est généreuse et reconnaissante aux mains
qui la creusent
qui la travaillent
un arbre
une fleur
une source
c'est pareil
c'est sa paix ».

Ce matin-là
et durant tant d'autres qui suivirent
de cette source-là
il en fit une fontaine
au détour du chemin
une belle augure
une halte
un bonheur oublié
un étonnement au bout du sentier pour celui qui passera
peut-être un jour
" tiens, il y avait une fontaine ici "
il disait :
« je me cacherai pour voir ce bonheur-là
un enfant viendra
lancera une pierre
et rira aux éclats
un soleil fera jouer une lumière
et moi disait-il
j'essaierai de ne pas être trop orgueilleux ».

Ce matin-là était différent
il y avait une source
de ses mains
il en fit une fontaine
là-bas, au bout du sentier, derrière une grappe d'oliviers ;

allez voir si je mens ...

plus tard, bien plus tard
il y aura encore cette fontaine
ainsi on lui avait appris à aimer la terre
sans même en posséder un seul recoin
un seul détour
un seul jardin
et c'est ainsi qu'il venait nous l'apprendre à son tour
là-bas, au bout du sentier, derrière une grappe d'oliviers ;

allez voir si je mens ...

mais où qu'ils soient et quelle que soit leur terre
les hommes des fontaines doivent sans doute se ressembler
avoir les mêmes gestes d'amour au creux des mains
et peut-être la même histoire
un peu comme celui que Jean Giono croisait sur ces chemins de Provence

Mon ami le fontainier m'a dit :
« la vie, c'est de l'eau ;
mollis le creux de la main
tu la gardes
serre le poing
tu la perds ».

Je le revois encore
il était là devant moi
avec sa seule main d'homme des fontaines...
il l'ouvrait
creuse comme un petit bassin de pierre
taillé goutte à goutte par la source
il l'ouvrait : tu la gardes
et puis soudain il la serrait en nœuds de rocher : tu la perds

mon ami le fontainier m'a dit :
« ce que je veux
ce que je veux vous apporter
c'est de l'eau claire ».

GF Bernardini



source:http://www.muvrini.com/for_pdf/Le%20Fontainier.doc
Par Sophie
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Dimanche 19 novembre 2006
C'est une très belle chanson du groupe corse I MUVRINI. C'est un hymne à la tolérance et à la diversité linguistique...


Je connais la plus belle des chansons
Elle relie l'univers à nos maisons
Elle chante chaque terre chaque pays
dans ces mots que les temps leur ont appris
Elle cherche, elle court
Elle vient, elle va
Et repart chaque fois

È quand'elli si spenghjenu quallà
Un lume una altra voce ò un amà
Chi lu mondu più povaru ne va
Si pesa pè risponde a dignità
Elle cherche, elle court
Elle vient, elle va
Elle dit : Je sais, je sais
je sais, je sais, je sais
je sème et je m'en vais

Sumenu è mi ne vò
je sème et je m (en vais
Que semii e que me'n vòi
hadañ a ran hag ez an
Erein eta joan

Un core d'una speme chì risona
Di pace t'aghju scrittu una canzona
Elle dit mon pays a besoin du tien
Je te teconnaîtais sur nos chemins
Elle cherche, elle court
Elle vient, elle va
Et repart chaque fois

Cunosce i tesori è pò l'amori à l'abbandonu
Elle dit le monde est beau, le monde est grand s'il additionne
Elle cherche, elle court
Elle vient, elle va
Elle dit : Je sais, je sais
je sais, je sais, je sais
je sème et je m'en vais
Sumenu è mi ne vò
je sème et je m (en vais
Que semii e que me'n vòi
hadañ a ran hag ez an
Erein eta joan
Que semii e que me'n vòi
hadañ a ran hag ez an
Erein eta joan
Sumenu è mi ne vò
demà jo sembraré
Sumenu è mi ne vò
demà jo sembraré
Que semii e que me'n vòi
hadañ a ran hag ez an
Erein eta joan
Par Sophie
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Dimanche 19 novembre 2006
C'est un texte que j'ai lu dans Carnet Pour Sarah. Il a été écrit par Jean-François Bernardini du groupe I Muvrini. Je l'ai trouvé très beau. Mais il existe trop peu de mot pour le décrire... Lisez donc...


DANS LA MAIN DE LA TERRE

Il y avait peut-être cent ans qu'elle était là
ou peut-être juste un instant.
Le vent de la nuit lui caressait le visage.

Je ne saurais vous dire où était son pays
Où était sa maison.
Si elle était femme de marin, de paysan, d'exilé ou
d'émigrant.
Si elle avait franchi la mer, une montagne ou
l'océan.

La terre semblait être derrière elle.

En la voyant marcher
On pouvait imaginer qu'elle la portait toute seule
sur ses épaules.

Allez donc savoir ce qu'elle s'en allait chercher
Ce qu'elle aurait tant aimé entendre cette nuit-là.

La nuit
les regards des hommes s'éteignent un peu.
On dit que la lumière est à l'intérieur.
Dans un village, au fond d'un port,
en haut d'une montagne,
un phare dans l'océan,
ou bien une étoile dans le ciel.

A chaque chant elle accordait son
âme, elle accordait ses pas.

Elle disait qu'elle voulait apprendre le chemin
Jusqu'aux plus beaux signaux du monde
Jusqu'à la beauté qui unit les hommes, les peuples

Son rêve elle l'écrivait de quatre mots...
L'unité qui rassemble,
La diversité qui enrichit.

Dans chaque chant du monde elle voulait graver
une alliance, une reconnaissance
De chaque langue elle voulait apprendre la part
d'altérité, d'intelligence, d'humanité.

Elle disait que c'était cela la plus belle promesse
d'avenir, de paix, de richesse du monde.

Un jour le poète a écrit pour elle...
L'homme n'est ni grand ni petit
Il a la taille de ce qu'il sait aimer et respecter.

Elle, elle répondait que toute la vie il fallait
apprendre à être l'invité de l'autre,
l'invité du monde,
que c'était cela l'hospitalité.

Il y a peut-être cent ans qu'elle marchait ainsi
Ou peut-être un instant...

C'était cela sa fidélité.
Le chant d'amour qui fait pleurer les yeux d'un
peuple
Ne peut à tout jamais laisser indifférent l'âme du
monde.

C'était cela sa paix.

Ce soir-là,
entre la mer et l'océan,
il y avait peut-être quelques lumières de plus dans
la main de la terre.

Là où rien n'est séparé...
Là où s'additionnent et se reconnaissent toutes les
dignités du monde.

Là où les enfants de Bretagne ont écrit un jour...
...tous ces pays dispersés par le vent
les champs de blé dans la poche des paysans...
et l'océan qui n'a plus pour frontière
que la graine emportée par une main d'enfant...

... Ce soir
... le pain sera blanc à la table d'hôte...
Passant demeure ici
pour le partager...


... Il y a peut-être cent ans qu'elle marchait ainsi
Ou peut-être un instant.

Elle disait que cette beauté-là est invincible...
Elle disait que cette beauté-là est invincible.
Par Sophie
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Vendredi 19 janvier 2007

Ils l’ont tellement voulue...

c’est cette Corse-là qu’il leur fallait,

 c’est cette Corse-là qu’il leur manquait,

c’est bien ainsi qu’elle leur est nécessaire aujourd’hui.

Elle est à eux, bien à eux.

Nous, nous nous gardons la nôtre...

 

 

La leur, la leur est à la une

la nôtre n’est que patience

elle retient son souffle comme on se retient de vivre.

 

 Ne vous taisez pas,

prenez-les par la main...

 

  La leur est un bruit, une rumeur,

 un portrait qui fait peur

 sous une colère qui gronde.

 

 

 La nôtre est dans l’éternité d’un village

 où inlassablement veille la passion de vivre.

 Il y reste encore des hommes debout, loin des choses,

 loin des choses que l’on gagne. 

 

Il y reste encore des hommes qui parlent à la terre

 et la terre leur répond.

 

La leur, la leur est un mur immense

 sur les chemins de l’avenir.

 

La nôtre, la nôtre est gravée sur le seuil des fontaines

 et des arbres centenaires,

 sur les pas du berger qui ramène le troupeau.

 

Elle est cet enfant sur le chemin de l’école

 un cartable à la main

 et plein de rêves dans les yeux.

 

 Ne vous taisez pas,

 prenez-les par la main...

 

 La leur est un problème qui sème le doute et l’erreur

 une menace, un malentendu où naissent les désamours.

 Ils ne cherchent pas plus loin.

 

 C’est bien ainsi qu’ils l’ont voulue,

 avec ces lendemains de frustration et d’inquiétude.

 Qu’ils en acceptent les maladresses,

 qu’ils n’enlèvent rien.

 Elle leur appartient.

  

La nôtre, la nôtre est une conscience qui marche

 une flamme qui défie les temps.

 Elle est dans la confiance et dans la force

 que la vie nous pose sur le visage des pères,

 dans le regard des anciens...

 une porte ouverte,

 une caresse à toutes les âmes du monde.

 

 Comme ces hommes qui montrent leurs mains de paysans,

 elle n’accuse pas

 elle ne quémande pas.

 Elle ne veut rien. Rien d’autre

 que de garder son âme dans la paix d’une maison

 et dans la paix du coeur.

 Garder son âme

 comme un homme penché sur la terre

 une femme qui attend un enfant.  

 Elle est cet enfant qui vivra,

 cette petite fille qui chantera encore

 ce chant qui s’élève porté par des milliers de voix

 un chant qui rassemble et relève les hommes.

 Un peuple humain, un peuple qui vient.

 

 Elle est cette voix qui répondra

 encore et encore après, bien après eux

 et au-delà de nous tous.

 

 Ne vous taisez pas

 prenez-les par la main

 faites chanter vos voix.

  

Il y a toujours quelque part

 une âme qui ne suit pas les autres

 il y a toujours un homme debout quelque part

 un homme penché sur la terre

 il y aura toujours un coeur qui se redresse quelque part

 un coeur qui se redresse chaque jour.

  

Ne vous taisez pas

 prenez-les par la main

 faites entendre vos voix.

 

 Un jour, un jour c’est certain

 les hommes auront la force d’un poignée de lumières

 assez de courage et d’intelligence pour reconnaître

 que ce chant-là raconte une promesse de dignité, de beauté,

 de paix du monde.

 

 Ne vous taisez pas

 prenez-les par la main

 faites entendre vos voix.

 

 Un jour, ils s’habitueront à reconnaître,

 ils s’habitueront à aimer.

 Racontez-leur ce que seules

 des milliers de voix des milliers de voix qui chantent ensemble savent dire.  

Il y a toujours une voix,

 toujours une âme qui ne suit pas les autres.

 Il y aura toujours un homme penché sur la terre

 un homme quelque part, debout

 une langue pour chanter d’autres langues

 un monde pour aimer d’autres mondes.

  Il y aura toujours un homme debout.

 

 Ne vous taisez pas

 prenez-les par la main

 faites chanter vos voix.

 

 Jean-Francois Bernardini (I Muvrini) a l'occasion de leur concert a Forest National

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sophie
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Mercredi 27 juin 2007
The Unbelievable Story of Cat Oscar
The story of the Bismarck's cat 'Oscar' is really interesting and outstanding one. This pretty black cat was the mascot of Bismarck, but interestingly, 'Oscar' never brought any 'luck' for the ships aboard. But, the cat itself was amazingly lucky, that survived many times.

After the final battle of Bismarck, the British destroyer HMS Cossack (the destroyer of Philip Vian) found a black, pretty cat among the floating debris of Bismarck. The sailors rescued the cat and brought it aboard Cossack. But it seems as this pretty cat never brought any luck to the destroyer. About five months later, Cossack was hit and destroyed by a German submarine, and Oscar was again among the survivors.

The cat was then brought aboard the famous aircraft carrier HMS Ark Royal, which played a very important role during the chase and destruction of Bismarck. But, only three weeks later, carrier HMS Ark Royal was sunk too, due to a torpedo attack of another German submarine at Gibraltar.

Oscar survived during this adventure again. But after this event, the British sailors never allowed the cat to be a mascot for any other ship again and the lucky cat Oscar began to live in a place called 'The Home for Sailors' at Belfast.

According to the Royal Navy records; Oscar, the Bismarck's cat, finished his days at the Home for Sailors in Belfast in 1955. But, according to some sailors' belief, he is an extraordinary creature with '9 - lives'. Oscar is another saga among some sailors who certainly believe it's outstanding and unbelievable mystery.
Par Sophie
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